Jours fériés en France
Le code du travail énumère 11 jours fériés. Contrairement à une idée répandue, un seul d'entre eux est obligatoirement chômé pour l'ensemble des salariés : le 1er mai.
La liste
Le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, l'Ascension, le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, l'Assomption, la Toussaint, le 11 novembre et le 25 décembre. Trois d'entre eux sont mobiles et dépendent de la date de Pâques, elle-même fixée par une règle liturgique liée à la lune.
Chômage et rémunération
Le 1er mai est chômé et payé, et le travail ce jour-là, possible seulement dans les établissements qui ne peuvent interrompre leur activité, ouvre droit à un doublement du salaire. Pour les autres jours fériés, le chômage dépend de la convention collective ou de l'usage de l'entreprise ; lorsqu'ils sont chômés, ils ne peuvent entraîner aucune perte de salaire pour les salariés ayant au moins 3 mois d'ancienneté.
Cas particuliers
L'Alsace et la Moselle comptent 2 jours fériés supplémentaires, le Vendredi saint et le 26 décembre, héritage du droit local. Les départements et collectivités d'outre-mer ajoutent la date d'abolition de l'esclavage, propre à chacun. La journée de solidarité, instituée en 2004, prend la forme d'une journée de travail supplémentaire non rémunérée, dont la date est fixée par accord.
Pont et report
Aucune loi n'oblige à accorder un pont : il relève de l'employeur ou d'un accord, et les heures peuvent être récupérées dans certaines conditions. Un jour férié tombant un dimanche ou un jour de repos habituel ne donne droit ni à un jour de remplacement ni à une compensation, sauf disposition conventionnelle contraire.